Le peuple du grand chariot

William Lindsay Gresham

5,00

En En 1953, William Lindsay Gresham imagine un monde où les parias d’hier détiennent la clé de la survie de l’humanité.

ISBN : 978-2-36935-429-1
64 pages
date de parution : février 2021

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« C’était la grand-mère de Johnny, la Vieille Anna, qui nous prévenait au sujet des endroits défoncés. Elle semblait le sentir dans ses os lorsque la terre était malade et, sortant de son sommeil à l’intérieur du vardo cahotant, de sa voix éraillée, elle criait de faire un détour. Aussitôt la roulotte s’engageait sur une autre route. Les routes étaient mauvaises là où des fentes s’étaient produites et où l’herbe avait poussé entre les plaques de béton. C’étaient de vieilles routes des jours anciens et à présent, fréquemment, les têtes des arbres se rejoignaient au-dessus d’elles. Mais Johnny Petulengro les connaissait comme sa poche, sachant l’emplacement des sources d’eau potable et des villages des gorgio. »

Après que la Grande Guerre Incendiaire ait fait disparaître « la Civilisation-telle-que-nous-la-connaissions », le clan de Johnny Petulengro sillone les routes de la région en ruines de Boston et profite de la « Grande Vie ». Dans un univers post-apocalyptique, alors que toutes les technologies du monde moderne ont disparu et que le reste de la population, les gorgio, se meurt à petit feu, seuls les gitans semblent détenir la clé de la survie.

William Lindsay Gresham

Ami des freaks, tour à tour attiré par le communisme, le spiritisme ou le christianisme, membre des Alcooliques anonymes, amateur de magie qu’il pratique en amateur, infirmier volontaire pendant la Guerre d’Espagne, William Lindsay Gresham (1909-1962) a exercé mille et un métiers en sus de son activité de journaliste et d’écrivain. Fasciné par le monde du cirque et la culture foraine, il est l’auteur du célèbre Nightmare Alley (Le Charlatan) dont l'adaptation au cinéma en 1947 a été un succès.

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Avec Le peuple du grand chariot, William Lindsay Gresham imagine des façons de se relever après un effondrement civilisationnel. Ici les Gitans parcourant le monde pour partager leurs connaissances auprès de communautés dévastées. Peu à peu, ils retissent l’humanité.
Aurélien Soucheyre, l’Humanité


Fiction post-atomique, Le peuple du grand chariot imagine une régression de la civilisation après la «grande guerre incendiaire». Ce sont les Roms, ici, qui sont devenus les gardiens de savoirs et traditions et qui les dispensent à la population survivante. Une étonnante curiosité, comme toujours dans cette collection, resituée dans son contexte.
Frédérique Roussel, Libération


L’idée est originale, et ce texte mélange la recherche d’une universalité humaine et la crainte de l’apocalypse, de la Grande Catastrophe nucléaire.
Phenix web


Texte court mais surprenant sur l’inversion des rôles après un cataclysme.
Christophe, Fnac Saint-Lazare


Très beau conte dystopique dans lequel les connaissances et transmissions ancestrales de la communauté tzigane permettent de sauver l’humanité d’une grande catastrophe qui a détruit l’accès aux technologies. Un texte court, fort et symbolique.
Librairie Un monde à soi, Roanne


Surement un précurseur du genre post-apocalyptique, Gresham nous offre dès 1953, un texte visionnaire et coup de poing, rappelant que l’être humain n’est pas nécessairement fait pour la sédentarité. Sans la connaissance, le réconfort d’un foyer ne suffit pas à la survie. Un texte valorisant la transmission, même orale, du savoir de nos anciens.
François, Librairie La Cédille, Lamballe


Un monde dévasté où seuls les Gitans détiennent les clés de la survie.
Librairie Les furtifs, Aubagne


William Lindsay Gresham imagine un récit apocalyptique où seuls les peuples de l’errance détiennent la clé de la survie !
À (re)découvrir donc avant que tout s’effondre !
Agnès, Nouvelle librairie sétoise, Sète


Une nouvelle courte mais percutante […] Vous l’aurez compris, Le Passager Clandestin a encore tapé juste !
Fantastinet


La Terre est malade, l’herbe pousse dans le béton des routes des jours anciens où les roulottes du Grand Peuple continuent à cheminer. Ce court récit, traduit anonymement en France en 1954, a été inaugural à plus d’un titre : il introduit la culture rom dans le genre, il s’interroge sur la question de la régression et de l’errance, et reconnaît leur dignité aux formes de vie résilientes privilégiées par ses personnages. Les parias d’hier détiennent peut-être la clé de la survie de l’humanité. Une dyschronique dans l’esprit de cette collection qui fait se rencontrer les futurs d’hier avec notre présent.
François Rahier, Sud Ouest


On découvre un monde où l’humanité va mal et elle ne peut être sauvée que par les Roms qui étaient là avant, qui étaient là après et qui savent que leur destin est d’aider l’humanité […]
Jean-Pierre Dionnet, Mauvais genres, France culture
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