Économiste et philosophe, Leopold Kohr (1909-1994) se distingue par l’originalité de ses écrits, au ton volontiers humoristique. À rebours de ses contemporains convaincus que la croissance viendra résoudre l’ensemble des problèmes sociaux et politiques, Kohr plaide pour un monde à la mesure de l’homme.
Critiquant la passion de son époque pour le gigantisme, il soutient que la cité-État constitue le seul cadre réellement propice à l’épanouissement d’une véritable démocratie. Nourrie par ses engagements auprès de luttes indépendantistes, étayée par de nombreux exemples historiques ou fictifs, sa réflexion invite ainsi à repenser l’organisation politique, urbaine ou universitaire de nos sociétés.
Alexandre Portron montre la richesse d’un projet politique trop souvent réduit à un slogan, mais qui, sans éliminer tous les conflits, permettrait du moins d’en limiter considérablement la gravité.





