William Morris ou la vie belle et créatrice

Florent Bussy

William Morris

8,00

Une ode à la désobéissance artistique
ISBN : 978-2-36935-214-3
108 pages
date de parution : octobre 2018

William Morris (1834-1896), penseur à la croisée du socialisme utopique et du marxisme, fut l’un des premiers à dénoncer les contradictions internes du capitalisme et les effets destructeurs de l’industrialisme. Son œuvre est une ode à la convivialité, à l’épanouissement personnel et à l’émancipation collective à travers la réappropriation des activités créatrices.

On reproche souvent à l’écologie de ne rien opposer de concret à la civilisation productiviste qu’elle combat. Toute la pensée de Morris repose sur l’idée qu’il faut réveiller les imaginations et mobiliser les forces révolutionnaires en montrant la possibilité d’un avenir commun désirable. Sa vision d’une société fondée sur le partage plutôt que la concurrence, l’égalité plutôt que la domination, la beauté plutôt que l’artifice, la qualité plutôt que le gaspillage reste une source d’inspiration inestimable pour tout projet de transformation sociale radicale.

Florent Bussy

Professeur agrégé, Florent Bussy enseigne la philosophie en Normandie. Il a travaillé sur les régimes totalitaires avant de s'intéresser à la question écologique pour laquelle il milite au sein du conseil municipal de Dieppe. Il est l'auteur de plusieurs essais (dont Le vertige de l'illimité, Robert Laffont). Il contribue également à la revue Les Zindigné·es dirigée par Paul Ariès.

William Morris

William Morris (1834-1896) est désigner textile, imprimeur, écrivain peintre et architecte. Il peut être considéré comme l'une des grandes sources d'influence du mouvement Arts and Crafts, dont l'attachement au travail manuel, l'importance accordée à l'environnement de travail et la diffusion la plus large possible de l'art sont en grande partie hérités de ses réflexions. Politiquement, il s'inscrit dans le mouvement socialiste révolutionnaire. Il sera toute sa vie un grand défenseur de la classe ouvrière.

Les propos de William Morris résonnent particulièrement à l’heure où des démagogues confondent à dessein leur « On rase gratis » et la valeur essentielle de la gratuité. C’est donc avec un vif intérêt, grâce au livre de Florent Bussy, que nous pourrons appréhender ce précurseur anglais de la décroissance. Sa réflexion sur l’économie à petite échelle, sur la simplicité de vie mais surtout sur l’art, contribuent de manière originale, concrète et déjà à l’époque bien en prise avec les limites de la planète, à notre courant de pensée.
La décroissance