Lewis Mumford pour une juste plénitude

Thierry Paquot

Lewis Mumford

8,00

Un pionnier méconnu de la pensée écologique
ISBN : 978-2-36935-026-2
120 pages
date de parution : mars 2015

Lewis Mumford (1895-1990) n’est pas vraiment un activiste, comme on dit aux États-Unis, mais un « intellectuel public », qui n’hésite pas à dénoncer la bombe atomique au lendemain du bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki, l’urbanisme au bulldozer de Robert Moses à New York, les agissements du Président Johnson au Vietnam. L’une de ses originalités et de ses forces est, chaque fois, de miser sur l’individu, sa capacité à devenir lui-même, malgré les obstacles de tous ordres.

Il milite pour un régionalisme décentralisé, une ville à « taille humaine », un équilibre entre l’industrie et l’agriculture, et surtout il adhère à cette idée neuve à l’époque d’une démocratie de l’entraide et de la plénitude. Son œuvre s’inscrit dans le prolongement d’une tradition méconnue de pensée communautaire qui débute avec les œuvres des géographes anarchistes Pierre Kropotkine et Élisée Reclus.

Critique d’une organisation économique qui sacrifie le progrès de l’humanité au perfectionnement des machines, il revient au souci du bien public, à la recherche d’un équilibre écologique et à la coopération sociale comme base de notre milieu de vie et nous aide à dénoncer les méfaits du « toujours plus » et du « gigantisme » propres au capitalisme actuel, afin de redonner à chacun sa part d’autonomie.

Thierry Paquot

Thierry Paquot est philosophe de l'urbain et essayiste. Professeur émérite de l'université, il est l'auteur d'une soixantaine d'ouvrages (sur l'urbanisation planétaire, l'écologie…). Thierry Paquot s'intéresse aux utopies et à la géohistoire de la pensée écologique. Il fut également l'éditeur et l'ami d'Ivan Illich.

Lewis Mumford

Lewis Mumford (1895-1990), critique d'architecture (de 1931 à 1963 dans The New Yorker), enseignant invité dans de prestigieuses universités, historien des arts, militant anti-nucléaire, pacifiste, géohistorien des villes (La Cité à travers l'histoire, 1961), historien critique des sciences et des techniques (Technique et civilisation, 1934 et Le Mythe de la machine, 2 tomes, 1967), philosophe du « mieux-vivre » (The Condition of Man, 1944 et The Conduct of Life, 1951), sort d'un trop long oubli pour redevenir une des principales références des écologistes et des « objecteurs de croissance ».

Un ouvrage court mais dense, percutant et très accessible.
Locobio