1972-1980 : en huit ans et plus de trois cents numéros, La Gueule ouverte aura fait vivre la flamme de l’écologie. Fondé par Pierre Fournier à une époque où les préoccupations environnementales gagnent du terrain, ce journal militant mêle enquêtes, chroniques, dessins et prises de position sans compromis.
Né dans le sillage de Charlie Hebdo, dont il partage l’irrévérence, il défend une écologie contestataire radicale : dénonciation du nucléaire, de l’industrialisation, de la société de consommation, remise en cause des rapports de genre ou encore aspiration au retour à la terre.
En documentant les luttes de son époque, La Gueule ouverte s’est fait le porte-voix de réflexions et d’expérimentations dont l’écho résonne encore dans les mouvements écologistes contemporains.
De 1972 à 1980, la revue La Gueule ouverte a hurlé de rage et de rire face à la catastrophe écologique. En textes et dessins, ses auteurs et autrices ont raillé et dénoncé pollution, militarisation et consommation, ferraillant contre le nucléaire et les institutions. Extrait d’un livre récent qui lui est consacré.
Terrestres
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Un livre qui transmet l’énergie et la passion de ces pionniers.
Reporterre
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L’historien Alexis Vrignon montre comment, parfois en tâtonnant, La Gueule ouverte a toujours cherché à faire de l’écologie politique un horizon révolutionnaire. Et, si l’aventure prend fin peu après l’élection de François Mitterand, le 28 mai 1981, elle « bruisse encore et ne demande qu’à être redécouverte pour dialoguer ».
Socialter
Alexis Vrignon au festival du film engagé d’Oberbruck : discussion après la projection du film de Pierre Carles Gébé, on arrête tout, on réfléchit
– Samedi 21 novembre à 19h30
Alexis Vrignon à la boulangerie Aux pains de la vigne, à Sélestat, avec Le Chaudron des Alternatives
– Vendredi 20 novembre à 19h30
Alexis Vrignon à la librairie Le delta (Paris 6)
– Vendredi 18 septembre à 19h