La tour des damnés

Brian Aldiss

8,00

En 1968, Brian Aldiss imagine une expérience aux proportions babyloniennes pour mesurer les effets de la surpopulation.
ISBN : 978-2-36935-230-3
112 pages
date de parution : octobre 2019

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Début du XXIe siècle. La Terre a résolu ses problèmes de surpopulation et de famines. Et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, s’il n’y avait la Tour. Mélange de plastique, de béton et d’acier, l’édifice de 50 étages a été érigé en 1975 dans le cadre d’une expérience. À l’origine, 1500 volontaires (dont 500 couples) de moins de 25 ans y furent introduits afin d’étudier le comportement d’individus soumis au confinement. Aujourd’hui, 75 000 personnes pullulent à l’intérieur. Le conditionnement a si bien fonctionné que personne ne semble vouloir sortir, ni même imaginer qu’une autre réalité extérieure soit possible.

La Tour des damnés explore aussi bien la faculté de l’humanité à chercher infatigablement des solutions à sa survie, que la puissance de la science et les problèmes d’éthique qui en découlent. Il évoque la capacité d’adaptation de l’humain face à son environnement, ainsi que son absolu besoin de pouvoir, de croyance et de domination.

Brian Aldiss

Brian Wilson Aldiss (1925-2017) est une figure incontournable de la science-fiction mondiale. Révélé par la revue anglaise New Worlds, il contribua largement à l'avènement de la New Wave britannique (Michael Moorcock, J. G. Ballard, John Brunner). À la tête d'une oeuvre considérable et variée, Aldiss allie exigence du style et profondeur du contenu.

« Bien qu’écrit en 1968, ce texte reste d’actualité et fait froid dans le dos. À lire !
Christophe, FNAC Saint-Lazare


Cette dystopie sur les effets de la population a été écrite en 1968, dans un contexte où le sujet faisait florès […] Le texte n’en a pas moins gardé toute sa force, et surtout son pouvoir de réflexion. La tour de l’écrivain britannique, l’un des derniers grands auteurs du genre encore de ce monde, implantée en Inde au début du XXIe siècle, relève de l’expérimentation : cette forme de panoptique est le terrain de l’observation cruelle, sur plusieurs générations, d’une population en fermée qui subit sa surcroissance.
Libération


Un petit bonheur. Les bons textes sont éternels. Cela se confirme ici.
ActuSF


Extrêmement riche et pertinent. La novella de Brian Aldiss est en effet bien plus subtile que ce que l’on pourrait croire à s’en tenir à son postulat ; témoignage d’une science-fiction idéale, à maints égards, qui savait, sur un format bref, sans tirer à la ligne, poser les questions les plus pertinentes et amener le lecteur à s’interroger sur son monde. Ce qui fait du bien, tout de même.
Planète SF »