Le féminisme ou la mort

Françoise d'Eaubonne

Myriam Bahaffou

Julie Gorecki

20,00

Le « premier » manifeste écoféministe enfin à nouveau disponible !

ISBN : 978-2-36935-243-3
336 pages
date de parution : octobre 2020

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En faisant du capitalisme patriarcal le dénominateur commun de l’oppression des femmes et de l’exploitation de la planète, Françoise d’Eaubonne offre de nouvelles perspectives au mouvement féministe et à la lutte écologiste. Pour empêcher l’assassinat généralisé du vivant, il n’y a aucune alternative sinon l’écoféminisme.

C’est le féminisme ou la mort.

Longtemps inaccessible, ce texte devenu référence est introduit par deux chercheuses et militantes. À l’aune de leurs engagements et d’une lecture croisée de ce manifeste visionnaire, Myriam Bahaffou et Julie Gorecki soulignent les ambiguïtés de ce courant en pleine résurgence et nous proposent des pistes pour bâtir un écoféminisme résolument radical, intersectionnel et décolonial.

Françoise d'Eaubonne

Écrivaine libertaire et prolifique (plus de cent livres publiés), théoricienne et militante chevronnée, Françoise d’Eaubonne (1920-2005) est à l’origine du concept d’écoféminisme. Elle participe au MLF (Mouvement de libération des femmes) au sein duquel elle anime le groupe « Écologie-Féminisme », puis cofonde le Fhar (Front homosexuel d’action révolutionnaire). Elle ne séparera jamais son travail d’écrivaine de ses activités militantes.

Myriam Bahaffou

Myriam Bahaffou est doctorante en philosophie féministe et militante écoféministe. Dans ses travaux et son parcours, elle invite à dépasser le discours très normatif de l’écologie actuelle afin d’élaborer de nouveaux imaginaires résolument politiques, décoloniaux et multi-espèces. Elle s’intéresse en premier lieu aux liens entre humains et animaux et aux rapports sociaux qui en découlent. Elle fonde enfin le collectif écoféministe Voix Déterres en 2019 et essaie par-là de redonner vie à une vision plus intersectionnelle de l’écoféminisme en France.

Julie Gorecki

Julie Gorecki est une universitaire, militante et écrivaine écoféministe. Doctorante à l’Université de Berkeley, elle développe de nouveaux féminismes écologiques face à l’urgence climatique en travaillant sur les liens systémiques entre le capitalisme patriarcal, les femmes, les peuples marginalisés et l’écologie. Elle milite au sein du mouvement transnational féministe pour la justice climatique. Son travail et son activisme visent à déstabiliser la structure patriarcale capitaliste à travers un changement de système basé sur les valeurs féministes intersectionnelles. Elle partage son temps entre Paris et la Californie.

lire un extrait

L’écoféminisme sera radical ou ne sera pas. Alors que le terme n’a jamais été aussi tendance, la réédition du manifeste de l’insaisissable militante et théoricienne Françoise d’Eaubonne sonne comme un salutaire rappel. Écoféminisme? Comprenez : oppression des femmes et destruction de la nature participent d’une même logique, les luttes écolo et féministe ne peuvent se concevoir l’une sans l’autre. […] Si le texte a pris quelques rides – la colonisation est un impensé -, les chercheuses Myriam Bahaffou et Julie Gorecki viennent corriger ce manque dans une préface qui s’attaque également au dévoiement néolibéral de l’écoféminisme. Pour qu’il reste « profondément, absolument et définitivement anticapitaliste. »
Agathe Ranc, L’Obs


Attention, réédition ! Texte fondateur du mouvement écoféministe en France, Le féminisme ou la mort traduit la théorie de Françoise d’Eaubonne qui s’appuie sur la convergence de deux luttes : l’écologie et le féminisme. En un mot, l’autrice, théoricienne et militante – à qui l’on doit le terme d’“écoféminisme” – définit le capitalisme patriarcal comme un oppresseur commun à la fois des femmes et de la planète. Dans ce manifeste écrit en 1974 (et on ne peut plus actuel), elle fustige sur plus de 300 pages le phallocentrisme de notre société. C’est radical, jouissif et très instructif.
Les Inrockuptibles


Elle n’a pas de chance, Françoise d’Eaubonne. Elle a beau avoir écrit près d’une centaine de livres (biographies, romans, essais sur le féminisme, mémoires…), avoir été une militante active, avoir inventé les néologismes de phallocrate, écoféminisme, sexocide, elle semble avoir sombré, depuis sa disparition en 2005, dans un oubli que son œuvre monumentale ne méritait pas. […] Dans ce livre, l’autrice fait le lien entre la découverte par les hommes de la fertilité de la terre et celle de leur contribution à la fécondité des femmes. Elle y développe la thèse selon laquelle le capitalisme patriarcal est le dénominateur commun de l’oppression des femmes et de la surexploitation des ressources de la planète. Cette approche écoféministe, qui voulait offrir de nouvelles perspectives au mouvement féministe et aux luttes écologistes, est plus que jamais d’actualité. N’hésitez donc pas à vous procurer ce texte devenu une référence incontournable.
Alain Lezongar, Politis


À l’heure du greenwashing, de l’écologisme social-libéral et des salons bio et new age, la plume radicale de Françoise d’Eaubonne n’a que plus de valeur et d’intérêt.
Christophe Patillon, Blogs Mediapart


Le féminisme ou la mort a été publié en 1974. Le projet de l’éditeur, Le passager clandestin, est de republier le texte au moment où l’écoféminisme revient sur le devant de la scène en France. Il est préfacé par Myriam Bahaffou et Julie Gorecki, toutes deux nées de seconde génération de migration, militantes et chercheuses, engagées dans l’écoféminisme. Les préfacières replacent ce texte dans une période féministe de la deuxième vague et font apparaître Françoise d’Eaubonne comme précurseure. Pour autant, elles soulignent quelques maladresses dans la façon de décrire les effets du colonialisme, généralisation et homogénéisation de l’Autre et non prise en compte que les pays des Suds pourraient être aussi les berceaux du féminisme, ce qui pourrait faire penser à une conception eurocentrée du monde. En contre point, elles attirent l’attention sur la « critique franche de la maternité comme destin pour les femmes », et ce que Françoise donne à voir comme « véritable projet de société écoféministe où toutes les facettes de nos existences sont transformées ».
Hélène Hernandez, Le Monde libertaire


Myriam Bahaffou était l’invitée de l’émission « Femmes libres » le 9 décembre 2020. En faisant du capitalisme patriarcal le dénominateur commun de l’oppression des femmes et de l’exploitation de la planète, Françoise d’Eaubonne offre de nouvelles perspectives au mouvement féministe et à la lutte écologiste.
Femmes libres, Radio Libertaire
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C’est un petit bouquin vert qui tient au creux de la main, mais qui contient un texte d’une puissance et d’une densité folles. Dans son texte révolutionnaire Le féminisme ou la mort, paru en 1974, Françoise d’Eaubonne plantait les graines d’une lutte qui n’avait jusqu’alors pas encore de nom : l’écoféminisme. Sous sa plume révoltée et visionnaire, l’autrice et militante française, disparue en 2005, désignait l’ennemi commun de l’oppression des femmes et l’exploitation de la planète : le capitalisme patriarcal. De quoi ouvrir un stimulant nouveau champ de bataille (et des possibles) aux combats féministes et écologistes. Ce livre de référence, longtemps inaccessible, vient d’être réédité par les éditions du Passager clandestin. Et enrichi d’une préface signée par les deux chercheuses Myriam Bahaffou et Julie Gorecki, nécessaire pour mettre cette pensée en perspective dans notre société actuelle.
Terra Femina
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Myriam Bahaffou était l’invitée le 24 novembre 2020 du podcast « À l’écoute des solidarités » avec Juliette Rousseau pour un épisode dédié à l’écoféminisme.
À l’écoute des solidarités, podcast du Festisol
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On ne peut que conseiller, pour une fois, de ne pas faire l’impasse sur la lecture de la préface mais de s’en imprégner afin de comprendre comment articuler l’écoféminisme avec les autres luttes sans le considérer comme un délire mystique vendu par les start-uppers du bien-être.
Audrey Santacroce, Missives
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Épuisé depuis longtemps, Le féminisme ou la mort est le texte majeur de Françoise d’Eaubonne. Elle y définit l’écoféminisme comme seule alternative au capitalisme. Une très belle édition portée par une préface critique et pertinente !!!
Morgane Nedelec, librairie Le Divan, Paris


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