Christophe Colomb et autres cannibales

Jack D. Forbes

16,00

Ce livre est une invitation à restaurer le lien rompu entre l’humanité et l’écosystème terrestre dont elle fait partie.
ISBN : 978-2-36935-217-4
344 pages
date de parution : novembre 2018

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Jack D. Forbes est l’un des premiers à proposer une contre-histoire du point de vue amérindien : il ôte de la bouche de Christophe Colomb le mot de « cannibale » et renverse l’accusation.
À la vision héroïque de la conquête de l’Ouest, il oppose une thèse limpide et cinglante : la civilisation capitaliste occidentale et la conquête du Nouveau Monde sont fondées sur l’exploitation, la domination, le meurtre et la cupidité, pathologies que les Amérindiens nomment wétiko. Sa réflexion est une référence majeure pour un courant de l’écologie radicale. Forbes a joué aussi un rôle déterminant dans la reprise de conscience des spécificités et de l’autonomie des cultures indigènes américaines vis-à-vis de la culture dominante.

Cette première traduction française de l’ouvrage de Jack D. Forbes est de Frédéric Moreau.

Jack D. Forbes

Jack D. Forbes (1934-2011), universitaire, écrivain, enseignant et activiste politique, est né aux États-Unis de parents powatan-renápe et lenape. Après avoir étudié l'histoire, l'anthropologie et la philosophie, il rejoint le Red Power Movement, au sein duquel il milite activement pour le droit à l'autodétermination et contre l'assimilation des Premiers Américains. À la fin des années 1960, il crée à l'université de Californie le premier département étatsunien d'études amérindiennes. Il est à ce titre l'un des initiateurs des Native American Studies. Fervent défenseur de l'accès des peuples autochtones à l'enseignement supérieur, il participe à la création de la première université tribale de la côte ouest. Son œuvre témoigne, entre autres, de l'importance de revisiter l'histoire de la colonisation du point de vue des peuples colonisés.

lire un extrait

« Pourquoi donc lire ce petit livre vert qui fait voir la vie en noir ? Parce qu’il est habité. Vivant. Bien écrit. Trois qualités suffisantes qui démentent son contenu : le wetiko ne se soigne peut-être pas, mais la littérature peut en atténuer les symptômes. Et rendre supportable le roulis de ce cercle vicieux.
Télérama


Ce livre, traduit pour la première fois en français, est l’un de ceux qui fonderont les Native american studies, qui entendent proposer une contre-histoire de l’Amérique du Nord, du point de vue amérindien. […] Il ne manque pas d’intérêt. D’une part, parce qu’on ne lit pas tous les jours un ouvrage citant Black Hawk, Standing Bear et la « voie du pollen » du peuple navajo (un rapport au monde pacifiste, spirituel et respectueux de la nature). Mais aussi parce qu’écrit dans les années 70, alors que les Amérindiens s’organisent au sein du Red Power Movement, le livre influencera l’écologie radicale, comme le rappelle la brillante préface.
Libération


Le livre de Jack D. Forbes […] présente l’histoire critique de la colonisation puis de la destruction des cultures amérindiennes par les Européens et les Américains. Le titre sonne comme le diagnostic d’une pathologie pandémique, le wétiko, dont les symptômes sont la cupidité, l’exploitation et la domination. Un vampirisme sans fin qui se nourrit des vies d’autrui et des ressources de la terre… Bref, la définition quasi-médicale du capitalisme.
Le Monde diplomatique


Et si on nous avait mentis, et si l’histoire de nos manuels n’était pas celle qu’on imagine ? Un texte éblouissant, très fort ethnologiquement parlant et qui nous éclaire beaucoup sur l’histoire de ce continent.
Nicolas Lefort, Librairie Les Guetteurs de vent, Paris