Un printemps, Stéphanie Durdilly part seule à vélo en direction de l’Albanie. Sur la route, elle a peur de tout. Et pourtant, il ne lui arrive jamais rien. De ce paradoxe naît une réflexion incisive sur la peur du dehors, sa construction sociale et genrée et ses conséquences très concrètes sur nos corps et nos vies. D’où vient cette peur qui façonne nos gestes, entrave nos élans, restreint nos libertés ?
Qui nous a appris à avoir peur et pourquoi ? Cet essai à la fois intime et politique démonte les mécanismes qui assignent les femmes et les minorités à la prudence, à la retenue et à l ’effacement. En ouvrant cette brèche, l’autrice nous invite avec fougue à relever le front, prendre de la place et occuper l’espace. Tous les espaces.







