Des paillettes sur le compost · La Bellone

17/11/2022

12h30

La Bellone
Rue de Flandre 46
1000 Bruxelles

Bruxelles

Rencontre avec Myriam Bahaffou à la Bellone.
Une table de livres sera tenue par la librairie Tulitu.

Lors de leur résidence à la Bellone pour Le Cercle (ce que l’argent fait à la pensée), Céline et Joana explorent la question de l’héritage à partir d’un point de vue qu’elles connaissent : celui des héritier·es.
Elles invitent Myriam Bahaffou à discuter avec elles d’un autre type d’héritage, non matériel celui-ci : l’héritage de la pauvreté.
« La pauvreté m’a permis d’une part de comprendre le monde comme un tissu d’aides et de mobilisations collectives, et, d’autre part, de détecter qui sont les plus fragilisé·es du système, les éclopé·es, les laissé·es-pour-compte. Les foules qui se précipitent dans les supermarchés le jour des soldes, les femmes qui fondaient en larmes dans les bras de ma mère en évoquant leur mari violent, les bidonvilles qui côtoyaient nos routes, l’alcool que mon père cachait dans la maison. […] Les écoféminismes naissent de la pauvreté, car ils existent dans des espaces de contestation du néolibéralisme, du colonialisme, du patriarcat, et de la violence qu’ils perpétuent sur les corps. Des corps qui ne peuvent pourvoir à leurs besoins, qui crèvent la dalle en fin de mois, qui dépendent d’aides ridicules, qui ne sont pas valides, productivistes, qui chourent, trafiquent, inventent mille manières de survivre, et qui créent donc des cultures alternatives issues de ces bricolages. Enfin, des corps qui ont intériorisé la honte comme composante essentielle de leur identité. »
Extrait de Des paillettes sur le compost. Écoféminismes au quotidien, de Myriam Bahaffou.