Le monde comme projet Manhattan

Jean-Marc Royer

19,00

Une tout autre histoire du nucléaire…

ISBN : 978-2-36935-084-2
320 pages
date de parution : novembre 2017

Tandis que Tchernobyl et Fukushima nous ont rappelé avec force à quel point le nucléaire est un danger pour toute vie sur Terre, la réflexion philosophique sur le nucléaire – militaire et « civil » – reste totalement en deçà des enjeux réels.

Ce livre offre une étude historique rigoureusement documentée des origines du nucléaire, le fameux « projet Manhattan » qui débouchera, en août 1945, sur les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki. Il nous montre aussi que l’apparition du nucléaire est le symptôme d’une rupture fondamentale dans l’histoire du capitalisme, dont il est issu, rupture à partir de laquelle débute une guerre généralisée au vivant.

À l’heure où « la question nucléaire » revient sur le devant de la scène politique et écologique, il est plus que temps d’historiciser une question qui, loin de se résumer à des enjeux technologique, organise depuis soixante-dix ans le rapport au vivant de la société capitaliste.

Jean-Marc Royer

Jean-Marc Royer, ingénieur, diplômé de l'École nationale d'aviation civile et de l'université en histoire, ex-cadre supérieur d'Aéroports de Paris, ex-dirigeant du syndicat de cadres CGT d'Orly, est  l'auteur de La science, creuset de l'inhumanité. Décoloniser l'imaginaire occidental (L'Harmattan, 2012), et d'une dizaine d'articles sur la catastrophe nucléaire de Fukushima dont « Quinze thèses sur le nucléaire » paru dans la revue des Presses de Sciences-Po, Écologie & Politique, en mars 2013.

On croyait tout savoir. On ne savait rien. Voilà le constat qui s’impose à la lecture des premiers chapitres de l’ouvrage de Jean-Marc Royer.
Reporterre


De 1942 à 1946, dans le plus grand secret, le projet Manhattan a permis la fabrication de la première bombe atomique. Hiroshima, Nagasaki… Pratique du secret et intense propagande en masqueront la réalité et le biocide qui en a résulté. À travers une analyse historique détaillée, l’auteur souligne la responsabilité des scientifiques dans ces crimes perpétrés par un complexe scientifico-militaro-industriel.
Le Monde diplomatique


Utilisant les outils de la psychanalyse, il fouille à rebours cette révolution industrielle vendue comme un grand bond en avant [et rend] au nucléaire son vrai visage, celui de « figure de proue d’une civilisation fondamentalement morbide, mortifère et autodestructrice qui s’est violemment imposée en Occident depuis deux siècles ». Nous n’avons pas d’autre choix que d’en sortir.
CQFD


Jean-Marc Royer allie psychanalyse, critique anti-industrielle et descriptions minutieuses des désastres nucléaires japonais (de 1945 à Fukushima) pour établir le diagnostic d’une civilisation autodestructrice.
La décroissance